mardi 16 février 2016

Une opérette à Ravensbrück

Germaine Tillon est une ethnologue française née en 1907. Elle a donc 33 ans lorsque les Allemands envahissent la France.
Après plusieurs voyages en Algérie, elle revient donc en France en 1940, c'est là qu'elle prend contact avec Boris Vildé, un Résistant russe de la première heure, et Paul Hauet, un grand Résistant qui aide ds prisonniers évadés et collecte des informations sur les camps de prisonniers et l'armée allemande. Germaine Tillon effectue plusieurs actions avec le groupe du "Musée de l'Homme", comme des évasions de prisonniers vers les zones libres en Afrique du nord. Elle est malheureusement arrêtée en 1942 après que l'agent double Robert Alesch l'a dénoncée. Elle est incarcérée au camp de Fresnes puis au camp de concentration de Ravensbrück.

Pendant son incarcération au camp, elle écrit secrètement sur un petit cahier une opérette qui mêle rire et musique: "Une Opérette à Ranvensbrück". Ses codétenus l'aide à trouver des crayons et du papier. Elle décide créer une opérette notamment pour remonter le morale de ses camarades de camps: "J'ai écrit une opérette, une chose comique, car je pense que le rire même dans les situations les plus tragiques, est un élément revivifiant" . Elle essaie de faire rire ses codétenus, dans un moment tragique. Pendant longtemps, Gemaine Tillon a refusé que son texte soit publié car elle avait peur que le public ne comprenne pas cet "humour noir".

Elle est libérée en avril 1945. Après guerre, elle travaillera beaucoup sur l'histoire de la Seconde Guerre mondiale et en tant qu'ethnologue sur le fonctionnement des camps de concentration. Elle a obtenu le grade de commandant de la Résistance.

En 2015, un hommage nationale lui a été rendue au Panthéon, aux côtés de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Jean Zay et Pierre Brossolette.

Sources:  Germaine Tillion, Une opérette à Ravensbrück, Points, 2007

Sabah Bulant, 3°1

PRIVATION

Privation:


La question, des amis parfois me la posent:
" Comment vis-tu donc, et comment l'âme ardente 
Veux-tu donner force aux cœurs qu'a fuis l'espoir ?
Le pain et le besoin sont ton lot pourtant."

Quand j'erre dans les rues d'une métropole,
Toutes les misères, tous les dénuements,
Lamentation et révolte l'une à l'autre,
Mes yeux les rassemblent, mon âme les loge.

Je les mêle ainsi à ma souffrance intime,
Préparant avec les poisons de la haine
Un âcre sérum – cet autre sang qui coule
Par tous les vaisseaux de ma chair, de mon âme.

Cet élixir vous semblerait-il étrange ?
Il me rend du moins la conscience du tigre,
Lorsque dents et poings serrés, tout de violence,
Je passe par les rues d'une métropole.
Et qu'on dise de moi: il est fou d'ivresse,
Flux et reflux d'une vision
Ne cessent d'investir mes propres pensées,
Et je me hâte, assuré de la victoire.

                                                                Missak Manouchian


J'ai beaucoup aimé le vers 3 parce qu'il dénonce tous ceux qui n'ont plus espoirs et se rendent, il dénonce aussi tout les collaborateur. Il dit qu'il ne faut pas donner de force à ceux qui ne croient plus en la victoire française.


Poète et résistant arménien

Réfugié en France après le génocide arménien, Missak Manouchian est ouvrier à Paris dans les années 1920 et compose de nombreux poèmes publiés à titre posthume (la Chanson de ma vie, 1960).

Devenu militant communiste (1934), il forme un réseau de résistance très actif – le groupe Manouchian – où opèrent notamment Polonais, Hongrois, Arméniens et Italiens, la plupart de confession juive. De juillet à octobre 1943, le groupe Manouchian met en œuvre près de 70 attentats. Le 28 septembre, le groupe abat en pleine rue Julieus Ritter, le délégué pour la France de Fritz Sauckel, nommé par Hitler « plénipotentiaire au recrutement et à l'emploi de la main-d'œuvre ». Michel Manouchian est arrêté le 16 novembre 1943.

Le 15 février 1944 s'ouvre le procès des 23 membres du groupe ; c'est le troisième grands procès de l'Occupation mené par les Allemands à grand renfort de propagande.

Imprimée en 15 000 exemplaires, une affiche de propagande nazie représentant les visages de dix des accusés est placardée pour dénoncer leur action ; c'est « l'Affiche rouge », qui devint, pour la Résistance, l'emblème du martyre. Le 23 février 1944, Michel Manouchian est fusillé avec 22 de ses compagnons.
                                           Source: Encyclopédie Larousse  

           Casale Ishaq 3°2

vendredi 12 février 2016

Chant des Marais Martin

Le chant des Marais

Afficher l'image d'origine     Le chant des Marais a été écrit le 27 août 1933 au camp de concentration de Börgermoor par Johann Esser. Le camp de Börgermoor était un camp de concentration nazi. Il y avait comme sur toutes les autres entrées de camps de concentration la phrase "arbeit macht fre" : le travail rend libre. La photo ci-contre représente l'entrée du camp de Börgemoor.




Afficher l'image d'origine     Le chant de Marais est bien relié à notre sujet "résister par l'art et la littérature" car il a été chanté par les déportés des camps nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. Il y correspond également bien car il dénonce le travail forcé et dur qu'ils devaient effectuer. Le chant  dit qu'ils sont "entouré de murs de fer" et qu'ils vivent dans des conditions de vie horribles: "il  nous semble vivre en cage". En revanche, le chant évoque l'espoir de revoir enfin la liberté dans le début du dernier refrain: "Oh, terre enfin libre". L'image ci-contre est la partition du chant. Ce chant était bien connu des prisonniers des camps car des déportés ont réussi à le transférer d'un camp à un autre . C'est comme cela qu'il est devenu connu des déportés. Le chant était souvent chanté par les prisonniers lorsqu'il travaillaient, ou le soir au moment de dormir. Le chant a actuellement deux versions différentes, une de 1946 et une actuelle.
  

 Biographie Johann Esser:

     Né en 10 avril 1896 de nationalité allemande, il grandit dans un orphelinat. Il a travaillé après ses études comme tisserand pendant le Première Guerre mondiale et fût enrôlé comme fantassin . Il a également travaillé comme mineur dans la région de rhénan Basse. Il devint un poète syndicaliste allemand. Il était membre d'un syndicat et a rejoint le KPD (Kommunistische Partei Deutschlands), c'est le partie communiste allemand à cette période. En 1933 il a été accusé de trahison et a été déporté au camps de Börgermoor. Il écrit avec la collaboration de Wolfgang Langhoff la chanson « Moorsoldaten » ou autrement dit le  « chant de Börgermoor ». En français, cela donne : « le chant des déporté ». Quand la Seconde Guerre mondiale pris fin, à la libération des camps en 1945, il repris de nouveau son activité de syndicaliste, et continua à publier des poèmes dans les journaux. Il mourra en 1971 à Moers.


Voici deux liens différents (vidéo et paroles):



mardi 2 février 2016

Pierre Lespine

Son histoire:

Pierre Lespine fut un résistant de la Seconde Guerre mondiale, il a rejoint la Résistance en 1943 quelques jours après son frère, Paul, au maquis des Glières, âgé de 15ans, il prend alors le surnom de "Moustique".Son frère a été grièvement blessé le 26 mars 1944 à Monthiévret lors de l'attaque du plateau des Glières par l'armée allemande.Trainé par les sentiers de montagne il sera livré à la Gestapo de Thônes, torturé puis exécuté le 30 mars 1944. Il venait d'avoir 18 ans.Un livre a été écrit en son honneur. Pierre a survécu et est encore en vie à ce jour. Il habite à Annecy et il a aussi écrit un livret appelé:"Pierre Lespine dit "moustique".

Pierre en 1943 aux Compagnons de France
Chanson:


Pierre Lespine raconte que les Résistants chantaient fréquemment pour se donner du courage. Ainsi, ils résistaient par l'art. Voici une chanson trouvée dans le livre de Pierre, chanté par "Les Compagnons de France"intitulé, "La chanson des Compagnons de France":

"Nous sommes vêtus de bleu
De bleu laborieux
Jadis victorieux
Nous sommes vêtus de bleu
Comme les chasseurs alpins
Les paysans et les marins
Comme ceux qui travaillent
Comme ceux qui bataillent
Bleu marin,bleu viril
Bleu du travail, bleu du péril
Bleu glorieux du Pavillon
Bleu de Verdun,bleu horizon
Sur la terre, sur les mers, dans les airs
Bleu naguère vainqueur
Demain libérateur..."


 Voici une autre chanson chantée par les "Compagnons de France" dont il faisait parti:

"Ayant trahi la France
Les hommes de Vichy
Ont fait une alliance
Avec nos ennemis
Ils prêchent la défaite
Et la résignation
Mais ils paieront leur dette
A toute la nation
Maréchal, et Laval
Vous n'avez plus notre confiance
La Patrie renaîtra
Et alors elle vous châtiera"
Antoine Masson, 3°1

Le "Bâton Serpent"

Son origine:

Ce bâton en bois de la Seconde Guerre mondiale a été créé en 1940 durant la "drôle de guerre". Il fut taillé par les soldats français du 265° régiment d'infanterie qui devaient s'ennuyer derrière la ligne Maginot. Son propriétaire s'appelait A.Masson. On peut estimer que ce soldat "résiste" à l'ennui pendant la drôle de guerre et veut garder une trace de ses mois en tant que soldat. Je considère ce bâton comme une oeuvre d'art car le soldat a sculpté sa canne d'une façon originale.

Description:

Cette canne est sculptée dans du bois et on peut apercevoir une tête de soldat sur le dessus et un serpent (vipère) tournant autour de celle-ci. Nous pouvons aussi constater que son sculpteur a gravé,
"265° R.I ( Régiment d'Infanterie) souvenir d'Haybes sur Meuse, 1940, A.Masson"

Mon histoire:

Lorsque que ma famille a achetée notre maison, elle trouva cette canne ayant appartenu a un certain A.Masson dans la grange de celle-ci. Moi-même, je m'appelle Antoine Masson, j'ai donc les même initiales que le propriétaire de cette canne. Pourtant mes parents disent que ce bâton n'appartient pas à ma famille. C'est donc un sacré hasard de l'avoir trouvée!

Voici quelques photos de cette canne: