Le Chant du peuple juif assassiné
"Le chant du peuple juif assassiné" est un texte qui a été écrit d'octobre 1943 à janvier 1944, il fut écrit en Yiddish et en hébreu. Yitskhok Katzenelson raconte dans ce livre le temps qu'il a passé dans le ghetto de Varsovie, il parle des révoltes et des combats qui éclataient dans le ghetto, les Allemands qui venait chercher les juifs puis qui leurs évacuations dans les wagons pour le départ vers les chambre à gaz dans les camps d'extermination. Il exprime aussi ses sentiments sur la mort de sa femme et deux
de ses enfants qui ont été assassinés dans le camps d'extermination de Treblinka. Il a pu se sauver du ghetto avec des papiers honduriens et s'est retrouvé en France. Il a été arrêté par la milice. Cet homme s'est retrouvé dans le camp d'internement de Vittel en France, là où il a écrit ce livre. Ce livre a été retrouvé dans le camp de Vittel sous les racines d'un arbres (il comporte 15 chants).
Il se trouvent aujourd'hui en Israël au Musée des Combattants du Ghetto de Varsovie.
Biographie de l'auteur:
Yitskhok Katzenelson est né en Biélorussie a Karelitz en 1886. Il a déménage quand il était jeune à Lódz avec sa famille. Dès
1904, il publie ses poèmes en yiddish à Varsovie où vont paraître de ses nombreuses œuvres jusqu’à la guerre. En 1910, il reprend l’école de son
paternelle qu’il dirige à son tour jusqu’en 1939. Entre-temps, il voyage
à Genève, Berne, Berlin, mais aussi en Palestine et en Amérique. Il a
écrit des poèmes, des pièces de théâtre et des chants .
Voici un extrait du livre "Le chant du peuple juif assassiné" que je trouve intéressant:
« Chante, chante, prends ta harpe vide, creuse et légère,
Sur ses cordes fines, jette tes doigts pesants,
Cœur lourd de douleur et chante le dernier chant
Chante les derniers Juifs d’Europe sur cette terre.
(…)
Venez tous, de Treblinka, d’Auschwitz, de Sobibor,
De Belzec, de Ponar, venez d’ailleurs encore, et encore, et encore !
Les yeux exorbités, le cri figé – un hurlement sans voix – sortez
Des marais, des boues profondes où vous gisez enlisés, des mousses putréfiées »
Charlet Axel, 3°1
